En Italie, l’homme de l’année 2021 s’appelle Dante Alighieri

Nous fêtons cette année les 700 ans de sa mort. L'occasion de se replonger dans son oeuvre ou decouvrir cette auteur majeur, considéré comme le père de littérature italienne. Né le 21 mai 1265, Dante Alighieri, mythique poète italien, écrivain, mais également homme politique ayant vécu à Florence, est mort le 14 septembre 1321, laissant derrière lui La Divine Comédie.

  • Peut-on encore aujourd'hui aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L'Enfer de Dante, poétique et médiéval, n'a-t-il pas pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, et actifs, que notre époque n'a pas encore fini, semble-t-il, de susciter ?
    L'imagination créatrice de Dante est si puissante, et si précise, qu'elle semble décrire par avance, parfois, l'inimaginable horreur moderne. Le gigantesque entonnoir de l'Enfer, qui se creuse jusqu'au centre de la terre, est dépeint comme le réceptacle de tout le mal de l'univers, comme une sorte de sac où viennent s'engouffrer tous les noyaux, tous les atomes de mal épars sur la planète.
    Mais nous lisons aussi autre chose dans L'Enfer :
    Plus que le catalogue effrayant des péchés et des châtiments possibles, il correspond pour nous au départ de l'exploration, à la première étape du grand roman initiatique d'une civilisation qui est la racine de la nôtre.

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  • Créée en 1964 sous le nom de Garnier Flammarion, la collection GF s'adresse aux élèves de lycées, aux étudiants et à tous ceux qui privilégient la qualité de l'édition des oeuvres classiques.
    Collection de poche de référence pour la littérature française et la philosophie, forte de plus de 1000 titres, elle continue de renouveler la lecture des grands textes en proposant des traductions inédites et des appareils critiques régulièrement mis à jour.


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  • Le coeur du grand projet, c'est Le Paradis.
    Le long poème que nous nommons Divine Comédie a été conçu en fonction du Paradis, lui-même composé à la louange d'une femme, Béatrice, ici transfigurée dans une plus haute plénitude.
    Le Paradis de Dante, comme L'Enfer ou Le Purgatoire, surprend : aucun repos placide, mais le mouvement incessant, le vol des lumières. Le Paradis, danse de flammes, est éblouissant et dangereux. Le voyageur céleste, guidé enfin par Béatrice, y parcourt des ciels multiples, il y connaît des épreuves, il y éprouve l'éblouissement dans la tension abstraite d'un espace merveilleux et irreprésentable.
    Il est impossible d'écrire le Paradis, et pourtant le Poème poursuit sa course. La langue de Dante affronte l'impossible, franchit les limites, invente une autre langue, réussit ce que la poésie universelle aura achevé de plus beau. Et l'aventure se termine lorsque, au plus haut terme de la vision, le héros s'absorbe dans l'enfance. Dans l'«amour qui meut le soleil et les autres étoiles».

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  • La divine comédie

    Dante Alighieri

    Cette édition propose, en un volume unilingue, l'ensemble de La Divine Comédie traduite et annotée par Jacqueline Risset, avec une présentation inédite et une bibliographie mise à jour.

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  • Première partie d'une traduction nouvelle et novatrice de la Divine Comédie de Dante, Enfer, cet ouvrage bilingue (italien/français) invite le lecteur à se réapproprier le trésor littéraire que constitue pareil ouvrage fondateur. Cette traduction propose en effet pour la première fois en France, dans son intégralité, une lecture du poème qui prend en compte la structure voulue par le poète et qui est au coeur de la création dantesque. C'est en respectant la dimension orale du texte, son mouvement, sa cadence musicale, ses jeux de sonorités, la vivacité de ton extrême de certains passages versus le rythme plus lent de la méditation, en puisant au coeur même de la création dantesque les éléments caractéristiques de son écriture afin de les transposer en français tout en respectant les spécificités des deux langues, que Dabièle Robert relève le défi consistant à permettre au lecteur d'aller plus avant dans la découverte de la beauté de ce chef-d'oeuvre universel.

  • Avec la publication de« Purgatoire», deuxième volet de cette traduction novatrice de la «Divine Comédie »par Danièle Robert, Actes Sud se donne pour mission de contribuer à faire rayonner cette oeuvre unique, véritable monument du patrimoine mondial.

  • Avec «Paradis», Dante aborde l'ultime partie du voyage avec Béatrice pour accomplir sa mission : donner à lire, à ses contemporains et à la postérité, le "poème sacré". Il entre alors dans la connaissance d'un au-delà (du monde terrestre /de la pesanteur / du temps / du langage) où tout est aboli : actes du corps, rêve, temps et espace, paysages, figures humaines. Rien n'importe plus, sinon la "connaissance du vrai", l'un des pivots de la pensée dantesque. Une expérience à ce point hors du commun, "divine", qui est expérience de l'éternité requiert le déploiement de toutes les ressources du langage si bien que «Paradis »regorge de formes novatrices destinées à en rendre compte et que la traductrice Danièle Robert réussit magnifiquement, entre brio, empathie et rigueur, à restituer pour mieux nous faire prendre la mesure de l'invention extraordinaire que constitue l'oeuvre de Dante ( de la naissance duquel sera fastueusement célébré, en 2021, le sept-centième anniversaire).

  • Traduction neuve de «La Divine Comédie» entreprise par Danièle Robert, qui prend enfin en compte, dans notre langue, l'intégralité de la structure élaborée par Dante. Animée d'un souffle constant, ne se départant jamais, dans sa fidélité même, de la valeur poétique, cette traduction permet d'aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité de ce chef-d'oeuvre universel.

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  • «Pour la première fois depuis sept siècles, et à vrai dire pour la première fois dans le monde, l'oeuvre entière de Dante, prose et vers, écrits latins comme écrits italiens, est présentée en un seul volume : constamment comparée à elle-même, et expliquée de page en page sans en manquer une seule. Et parfois le traducteur, dans sa longue étude, a été amené à renouveler l'interprétation de la pensée de Dante, voire à proposer des leçons nouvelles, peut-être hardies, mais toujours consciencieuses et curieuses, là où la lettre est altérée par la tradition, et difforme ou absurde. La connaissance des sources classiques, bibliques, françaises ou provençales, qui alimentent l'inspiration du grand Florentin, semblera sans douté élargie et éclairée au terme de cette lecture, pour les spécialistes eux-mêmes, bien que le livre s'adresse avant tout au grand public. Pour la foule des «honnêtes gens», le traducteur a cherché sans cesse, dans la présentation de La Comédie ou des Rimes, et même des Églogues latines, à donner au lecteur de chez nous une impression de poésie comparable à celle que peut éprouver un lecteur italien d'aujourd'hui. Aux étudiants, aux spécialistes de l'Histoire - histoire politique, histoire des moeurs et des arts, histoire des langues romanes, de la philosophie antique ou médiévale, de la théologie parfois, ce livre apportera une nourriture captivante pour l'esprit.» Bulletin Gallimard, 1965.

  • Cet ouvrage monumental réunit les trois livres de La Divine Comédie de Dante écrits au début du XIVe siècle : L'Enfer, Le Purgatoire, Le Paradis.

    Pour la première fois, les quatre-vingt-douze dessins de Botticelli, conçus chacun en regard d'un chant, sont présentés dans leurs couleurs d'origine.

    Commandés par Lorenzo di Medici au XVe siècle pour une édition manuscrite de La Divine Comédie de Dante, les dessins de Botticelli, réalisés à la pointe de métal sur parchemin, repris à l'encre et partiellement mis en couleurs, permettent de partager la fascination de l'artiste florentin pour ce chef-d'oeuvre de poésie et d'humanisme.

    Chaque dessin est accompagné d'un commentaire éclairé de Peter Dreyer, spécialiste allemand de la Renaissance italienne. La traduction de Jacqueline Risset en français moderne est reconnue comme la meilleure et la plus proche du texte de Dante.

    Inconnus du public, les dessins de Botticelli sont aujourd'hui conservées, d'une part, à la Bibliothèque apostolique vaticane, l'une des plus anciennes et des plus inaccessibles du monde, et, d'autre part, au prestigieux cabinet des Dessins et Estampes de Berlin qui a pu réunir, après la chute du Mur, en 1993, le fragment acquis en 1882.

  • Le banquet

    Dante Alighieri

    • Seuil
    • 5 Septembre 2019

    Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie, Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale.

    « Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova, je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître. »

  • Comme tous les chefs-d'oeuvre de la littérature, La Divine Comédie est un livre qu'on cite souvent mais qu'on croit pouvoir se dispenser de lire. Ce qui est infiniment regrettable. Car ce poème de près de sept cents ans, ce long poème de plus de quatorze mille vers, écrit en italien populaire, est tout à la fois un chant d'amour, une méditation spirituelle et un récit de voyage fantastique, une exploration de l'au-delà qui prend des allures allégoriques de plongée dans des mondes surnaturels.
    Le rêve devient cauchemar quand apparaissent des animaux fabuleux, des géants, des fées ou des monstres... La Divine comédie appartient désormais au patrimoine universel. Le monument qu'est devenue l'oeuvre est si imposant qu'on hésite à y pénétrer. Il n'est pas inutile alors d'entrouvrir une porte modeste, celle d'une édition abrégée. C'est par ce moyen qu'on peut rendre familier un " classique " dont on verra qu'il a toujours quelque chose à nous dire.

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  • Voyage parmi les morts, tableau politique de l'Italie, de l'Antiquité au XIVe siècle, manuel de théologie, réquisitoire contre la corruption des puissants et la décadence des papes, La Divine Comédie est aussi un fabuleux roman d'aventures, qui, par ses visions d'horreur et d'extase, a marqué peintres, poètes, romanciers et cinéastes jusqu'à nos jours. Pour en permettre une lisibilité rapide, cette nouvelle version en octosyllabes tente de retrouver la légèreté vivante et vibrante d'un style éternellement moderne, où s'entremêlent noblesse savante et insolence populaire.

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  • Poésie/Gallimard se devait d'inscrire à son catalogue l'oeuvre majeure de Dante, mais en faisant de cette entrée un événement éditorial marquant. D'où la volonté d'offrir une version bilingue intégrale en un seul volume de l'Enfer, du Purgatoire et du Paradis, et cela sous le seul intitulé attesté du temps de son auteur : La Comédie. «Ici commence la Comédie de Dante Alighieri, florentin de nation, non de moeurs», proclamait en effet l'épître au seigneur Cangrande della Scala, épître qui ajoutait, précisant l'esprit initial de l'immense projet : «Quant au langage, il est familier et de style humble, puisqu'il calque les manières de communiquer en vulgaire qu'ont les femmes du peuple entre elles». Non seulement le poète voulait être entendu de tous, mais il désirait composer «presque un chant villageois, traitant d'arguments simples». Ce n'est que peu à peu, montant vers le Paradis, que Dante s'affranchira de cette option volontairement populaire, et de la discipline formelle qu'elle impliquait, pour se rapprocher du «poème sacré».
    La traduction de Jean-Charles Vegliante suit superbement ces variations de tons et de perspectives tout au long du parcours ascensionnel qui d'Enfer en Paradis n'oublie ni les hommes ni la terre, et ne laisse jamais les âmes en mal d'incarnation.

  • Ô vous qui empruntez le chemin de l'amour, Observez s'il existe un mal au mien pareil.
    Je vous prie de souffrir de m'écouter me plaindre.
    Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?

    Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l'intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l'histoire de la littérature, ce n'est pas seulement parce qu'il contient des poèmes d'amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l'allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.

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  • La Divine comédie, la merveille du quattrocento, enluminée et redécouverte. Le poème sacré, dont la composition aura marqué la seconde partie du Moyen Âge occidental, se pare ici des atours symbolistes d'un des maîtres graveurs du XIXe siècle. Lorsque Gustave Doré choisit de s'attaquer à ce chef-d'oeuvre de la littérature européenne, l'éditeur Hachette lui aurait déclaré : « Vous n'en vendrez pas 400 exemplaires. » 3 000 copies de L'Enfer furent écoulées en quelques jours.
    Magnifiée, voici la prosodie dantesque comme vous ne l'avez jamais lue, servie par l'une des meilleures traductions qui soit, celle de Lucienne Portier, l'éminente spécialiste de l'italien ancien. Par cette nouvelle version en français, les trente-trois chants constituant L'Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis sont magnifiés dans une langue forte de précision et de beauté.
    La rencontre du « père de la langue italienne », poète majeur de l'Occident, Dante Alighieri et du « plus illustre des illustrateurs », l'artiste précoce et autodidacte, Gustave Doré, et de Lucienne Portier, la savante et traductrice exigeante et sensible. Une somme à l'excellence sans pareille. Une édition collector.

  • « Je ne cherche pas à expliquer pourquoi, sept cents ans après la mort de Dante, il vaut encore la peine de lire La Divine Comédie : je raconte la vie d'un homme du Moyen Âge, qui eut des parents, des oncles, des tantes et des grands-parents, qui alla à l'école, tomba amoureux, se maria et eut des enfants, s'engagea dans la politique et fit la guerre, connut des succès et des malheurs, la richesse et la pauvreté. Sauf que cet homme est l'un des plus grands poètes qui aient jamais foulé la terre. » C'est ainsi que l'auteur de cette biographie trépidante nous plonge au coeur de la société violente et multiforme du XIIIe siècle, retraçant ici une bataille au côté d'un Dante chevalier, dévoilant là les mystères entourant son mariage alors qu'il était encore enfant.
    Dante fut un citoyen aisé de Florence, la plus riche ville italienne, c'est-à-dire, à l'époque, la plus riche d'Europe. Une ville guelfe, protégée par le pape, amie du roi de France, où l'on trouvait en abondance argent, immigrants, commerces, chantiers... Dante, lui, ne s'intéressait pas aux affaires, il vivait de rentes et pouvait s'adonner à ses passions, l'étude et l'écriture. Vers l'âge de trente ans, il se découvrit une autre passion, la politique, et s'y jeta à corps perdu - ce qui lui valut le bannissement de la ville.
    En associant la rigueur historiographique à la clarté de l'écriture, comblant les lacunes des précédentes biographies, Alessandro Barbero brosse le portrait vivant d'un homme de son temps, éloigné de la sacralisation du Poète à laquelle nous sommes habitués.

  • Dans cette biographie tissée à quatre mains, Elisa Brilli et Giuliano Milani éclairent d'un jour nouveau le destin de l'une des plus grandes figures du Moyen Âge italien, démêlant le vrai du faux au gré d'une enquête où se font écho archives et oeuvre littéraire.
    « Une enquête a été faite contre [...] Dante Alighieri, du sestiere de Saint Pierre majeur [...]  pour établir s'il a commis  des « barateries », des injustes extorsions et des gagnes illicites en argent ou en nature ».
    Cante Gabrielli da Gubbio, podestat de Florence, 27 janvier 1302.

    « Je tiens pour un honneur l'exil qui m'est donné : car [...] tomber avec les bons reste digne de louange. ».
    Dante Alighieri, Tre donne, vers 1302-1308.


    Écrire une biographie de Dante est un défi auquel se sont confrontés nombre de chercheurs. Tandis que les archives se taisent le plus souvent sur la vie du Florentin ou sont d'interprétation délicate, son oeuvre contient tant de passages personnels qu'elle pourrait aisément se lire comme une autobiographie. Mais naïve serait la démarche qui prendrait Dante pour un témoin fidèle de sa vie.
    Dans une enquête conduite à quatre mains, où documents et oeuvre littéraire se font écho, Elisa Brilli et Giuliano Milani renouent les fils de ce destin singulier. Celui d'un homme aux prises avec les bouleversements politiques de son temps, à la charnière des xiiie et xive siècles, et dont les expériences, horizons et réactions changent en fonction des contextes qu'il traverse (municipal, seigneurial, impérial, courtisan) ; celui d'un homme qui tenta à plusieurs reprises de façonner sa vie par l'écriture, inventant une forme de récit de soi, aux contenus toujours changeants, entre mémoire individuelle et universelle.
    Là est sans doute la contribution essentielle de Dante à la culture occidentale.

  • La rencontre de William Cliff avec Dante remonte à ses années universitaires : il est encore capable de réciter les premiers vers de L'Enfer en italien, entendus en cours de philologie romane. Difficile, ensuite, de retrouver dans les traductions françaises de l'oeuvre du poète ce qu'il avait encore à l'oreille. S'y essayant lui-même, William Cliff n'est parvenu à satisfaction qu'en adoptant la contrainte du décasyllabe, et il a aujourd'hui le sentiment d'avoir donné une lecture contemporaine de La Divine Comédie : non seulement en vers réguliers, mais avec le souci constant d'une clarté évidente, afin que le lecteur comprenne, sans aucune note, le sens du texte.

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  • «Offrir un vrai poème dont la marche n'est en rien entravée» : telle est l'ambition de cette nouvelle traduction de L'Enfer. Afin de rendre au plus près le rythme de l'oeuvre de Dante, William Cliff a pris le parti de suivre le «chiffre» du décasyllabe original. Sur le fond, il n'a pas hésité à supprimer des noms et des références qu'il jugeait inutiles ou fastidieux. Loin de trahir le poète florentin, le poète belge l'accompagne. La richesse de sa traduction tient à cela : il se glisse sur ses pas, telle une ombre, dans les cercles infernaux.
    Cliff, comme Dante, est un poète en marche.

  • Claude Lefort aura été l'un des analystes majeurs, avec Hannah Arendt, des totalitarismes du XXe siècle, tout en élaborant une des pensées les plus lucides sur la démocratie. Cet ouvrage réunit des essais-préfaces portant sur des grands textes (du XIIIe au XXe siècle) de la pensée politique occidentale. Constamment attentif au présent (et volontiers sur le ton mordant d'un polémiste), inlassable observateur de la vie politique française et internationale, il présente et redécouvre de grands classiques - Dante, Michelet, Quinet, Tocqueville - , mais propose aussi ses découvertes d'écrits nouveaux (comme le témoignage de déporté de Georges Petit ou l'essai de Cécile Vaissié sur le sort de la littérature en URSS). Lire, pour Lefort, fut toujours mettre radicalement en jeu sa propre pensée. Aujourd'hui, lire Lefort lecteur, c'est accéder au coeur d'une interrogation philosophico-politique parmi les plus puissantes de la seconde moitié du XXe siècle.

  • Dans la grande tradition des travestissements d'oeuvres canonisées comme on en fait depuis l'âge baroque, le livre propose une adaptation souriante de l'Enfer de Dante où l'invention langagière la plus débridée puise dans l'argot populaire et les archaïsmes français pour composer la « vulgaire parlure », sorte de miroir inversé du « vulgaire illustre » développé dans l'original proto-italien. La contrainte spéciale ici : que la mutation grotesque opérée ne s'exempte pas d'une versification conséquente, et affecte le moins possible le contenu narratif et les enjeux historiques ou intertextuels propres au poème dantesque. En un mot, le rire n'a pas à interdire la poésie, ni la fidélité, pour ne rien dire de la clarté ou de la lisibilité.

  • «Quand la mort m'eut enlevé celle qui fit le premier et le plus grand plaisir de ma vie, je fus livré à une tristesse qu'aucun secours humain ne pouvait dissiper. Le sentiment de ma douleur était trop vif pour ne pas m'engager à chercher ce qui pourrait au moins la modérer. Il est vrai que le temps en adoucit peu à peu la violence, mais la raison trouvait ce remède insuffisant ; elle voulait que je calmasse entièrement l'agitation qui dérangeait encore les facultés de mon âme.» Pour surmonter le deuil de son grand amour Béatrice, Dante (1265-1321) va se tourner vers la Philosophie, puis vers la Religion. Un exemple brillant de «poésie appliquée à la critique».

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  • Vita nova

    Dante

    Ecrite vers 1294-1295, la lita nova de dante constitue l'une des plus anciennes oeuvres autobiographiques, intimes même, de la littérature européenne.
    Alternant prose et poésie dans le " doux style nouveau " qui lui est propre, le poète y décrit comment sa rencontre avec la jeune béatrice renverse le cours de sa vie ; comment son amour pour elle va illuminer son écriture ; et comment la mort prématurée de l'aimée va être à la fois source de la plus intense détresse et de la plus belle consolation - annonçant la future divine comédie. depuis, la lita nova et son titre magnétique n'ont cessé d'attirer les lecteurs, d'inspirer les écrivains.

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