Adaptation en bandes dessinées 

  • New York City, quartier de Wall Street.
    Un jeune homme est engagé dans une étude de notaire. Il s'appelle Bartleby. Son rôle consiste à copier des actes juridiques.
    Les premiers temps, Bartleby se montre irréprochable. Consciencieux, efficace, infatigable, il abat un travail colossal, le jour comme la nuit, sans jamais se plaindre. Son énergie est contagieuse. Elle pousse ses collègues, pourtant volontiers frondeurs, à donner le meilleur d'eux-mêmes.
    Un jour, la belle machine se dérègle. Lorsque le patron de l'étude lui confie un travail, Bartleby refuse de s'exécuter. Poliment, mais fermement. I would prefer not, lui répond-il. Soit, en français : je préfèrerais ne pas.
    Désormais, Bartleby cessera d'obéir aux ordres, en se murant dans ces quelques mots qu'il prononce comme un mantra. Je préfèrerais ne pas. Non seulement il cesse de travailler, mais il refuse de quitter les lieux...
    José Luis Munuera s'empare de la nouvelle d'Herman Melville dans une adaptation magistrale et porte un regard original sur ce texte, réflexion stimulante sur l'obéissance et la résistance passive.

  • Peer Gynt T.1

    Antoine Carrion

    • Soleil
    • 17 Février 2021

    Peer Gynt est l'adaptation en deux tomes d'une pièce de théâtre d'Henrik Ibsen. Cet opus adapte les actes I, II et III, le second, les actes IV et V. Antoine Carrion propose une relecture inspirée par le romantisme du XIXe siècle afin d'en épouser les reliefs dramatiques. Peer Gynt se rêve empereur, faisant le tour du monde. Des ambitions loin de son quotidien de paysan. Mais tout a un prix...

  • Avant d'y exploser, l'info bute dans sa tête comme un vieux diamant sur le sillon d'un vinyle rayé. Alex Bleach, ce pote percuté par le succès, est mort...
    Une question bassement pragmatique taraude Vernon : qui va payer son loyer ?
    Fusion synesthésique de la musique, du dessin et des mots, Vernon Subutex est un chef-d'oeuvre à quatre mains par le duo le plus rock de la littérature dessinée.

  • Le chef-d'oeuvre de John Steinbeck, adapté en roman graphique par Rébecca Dautremer.

    États-Unis, 1937 : John Steinbeck publie un court roman qui deviendra un chef-d'oeuvre de la littérature, mondiale. Des Souris et des Hommes, c'est l'histoire de George et Lennie, deux saisonniers qui voyagent à travers la Californie, rêvant d'une vie meilleure. Une histoire magnifique, qui nous raconte l'amitié, l'espoir mais aussi la cruauté des hommes, et qui a profondément ému des millions de lecteurs.

    France, 2020 : Rébecca Dautremer adapte ce grand classique dans un incroyable roman graphique. Pour cette deuxième collaboration avec les éditions Tishina, après Soie il y a quelques années, elle renouvelle brillamment son univers et sa palette, et pousse plus loin que jamais son talent. Un dialogue intense entre le texte intégral de Steinbeck et l'univers artistique de la plus célèbre des illustratrices françaises.

  • Colin, jeune homme, sympathique et un peu désoeuvré rencontre Chloé. Ils tombent amoureux, nagent dans le bonheur et bientôt se marient et partent en voyage, sous le regard de leurs autres amis, Chick (un chic type), Alise, Nicolas et Isis. Mais le bonheur ne dure pas.
    Hélas un jour, Chloé se sent mal. Le docteur Mangemanche diagnostique la maladie : un nénuphar pousse dans son poumon. Pour guérir la douce Chloé, Colin devra trouver des milliers de fleurs. Que peut l'argent face au destin ?Retour ligne automatique Candidats au bonheur, les deux héros, au printemps de leur vie, sont en fait condamnés au malheur. Et leurs deux amis, Chick et Alise, aussi, parallèlement. L'idylle finit en tragédie.

    On ne présente plus le célèbre roman de Boris Vian. Le récit amoureux de Colin, Chloé, Chick et Alice est devenu un classique incontournable de la littérature, étudié à l'école.
    À l'occasion du centenaire de la naissance de Boris Vian, après avoir adapté en bande dessinée L'Automne à Pékin, Paul et Gaëtan Brizzi se lancent dans une version somptueusement illustrée du roman. Connus pour leurs travaux de réalisateurs dans l'animation, ils mettent à nouveau ici leur fantaisie au service de l'oeuvre de Vian.

  • Dans la forêt

    ,

    Deux soeurs apprennent à survivre au coeur de la forêt, dans un monde privé de ressources. Pour mieux le réinventer ?

    Rien n'est plus comme avant. Le monde tel qu'on le connaît semble avoir basculé : plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt.
    Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, les deux soeurs demeurent seules, bien décidées à survivre.
    Il leur reste, toujours vivantes, leur passion de la danse et de la lecture. Mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisable richesses.

  • Ari Folman et David Polonsky, scénariste et illustrateur de Valse avec Bachir, ont réalisé cette adaptation en roman graphique du Journal d'Anne Frank.

    Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre.
    Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent clandestinement dans « l'Annexe » de l'immeuble du 263, Prinsengracht, où Anne écrit son journal.
    Le 4 août 1944, la famille est arrêtée vraisemblablement sur dénonciation.
    Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa soeur Margot.
     

  • Livre culte dans le monde entier, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur raconte l'histoire d'Atticus Finch, jeune avocat, qui élève seul ses deux enfants Jem et Scout. Lorsqu'il est commis d'office pour la défense d'un homme noir accusé d'avoir violé une femme blanche, la vie de la petite famille bascule. Nous sommes dans les années 1930, dans une petite ville de l'Alabama et certaines vérités peuvent être dangereuses à démontrer...
    Grâce au talent de Fred Fordham (notamment découvert en France grâce à Nightfall, paru chez Delcourt), ce roman graphique donne une nouvelle vie au chef d'oeuvre d'Harper Lee. L'illustrateur a exploré les lieux qui ont compté pour la mythique auteure américaine en se plongeant dans sa vie afin de s'approcher au plus près de son imaginaire. Fred Fordham offre un éclairage inédit du texte avec ce magnifique ouvrage qui renforce encore la modernité de l'oeuvre de Lee. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est l'un des plus grands classiques de la littérature du xxème siècle.


    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Isabelle Stoïanov, relu et actualisé par Isabelle Hausser

  • Moby Dick

    Herman Melville

    Attiré par la mer, Ismaël, le narrateur, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur Le Pequod, commandé par le Capitaine Achab, obsédé par un cachalot blanc particulièrement féroce surnommé Moby Dick qui lui a arraché la jambe. À travers le voyage « sans retour » de son personnage principal, Melville aborde des thèmes universels, le concept de classe et de statut social.

  • Après une attaque de pirates, Lemuel Gulliver cumule les découvertes : l'île volante de Laputa, Balnibarbi, l'Académie de Lagado, Maldonada, l'île de Glubbdubdrib, le royaume de Luggnagg puis le Japon, avant de rejoindre l'Angleterre. Conte philosophique, pamphlet sociétal et politique ou récit fantastique... cette adaptation, de toute beauté, mêle brillamment humour et satire.

  • Peu de livres ont une aussi grande puissance de vision que Voyage au bout de la nuit. Vision intense : celle de la révélation de la misère, de la guerre, de la maladie sans fin, de la mort. La phrase se concentre, repère tout, ne pardonne rien. Vision itinérante et prodigieusement variée ensuite : on part de la place de Clichy, on se retrouve dans divers massacres à cheval, puis dans une Afrique écrasante, puis noyé à New York, à Détroit, puis de nouveau dans la banlieue de Paris (la banlieue de Céline, cercle minutieux de l'enfer !), puis dans les environs de Toulouse, et enfin dans un asile psychiatrique pas comme les autres. La mort au épart et à l'arrivée. La symphonie agitée de la nuit infinie pour rien. Le héros métaphysique de Céline est ce petit homme toujours en route, entre Chaplin et Kafka, mais plus coriace qu'eux, vous le redécouvrez ici, perplexe, rusé, perdu, ahuri, agressé de partout, bien réveillé quand même, vérifiant sans cesse l'absurdité, la bêtise, la méchanceté universelles dans un monde de cauchemar terrible et drôle. Céline lui-même a comparé son style aux bandes dessinées, aux " comics ". C'était pour dire qu'il allait toujours au vif du sujet, au nerf de la moindre aventure. Ce Tardi-Céline l'aurait ravi. L'oeil traverse le récit comme une plume hallucinée, on voit le déplacement sans espoir mais plus fort, dans son rythme de mots et d'images, que tout désespoir. Il faut relire Céline en le voyant. Tardi lui rouvre l'espace. Le grouillement et la simplicité des épisodes et du jugement qu'il porte se redéploient. Céline a dit la vérité du siècle : ce qui est là est là, irréfutable, débile, monstrueux, rarement dansant ou vivable. Le Voyage recommence. Les éclairs dans la nuit aussi.

  • Les marins perdus

    Izzo/Belin

    Marseille. Depuis cinq mois, l'Aldébaran est relégué au bout de la digue du grand large. Étrangers, sans le sou, séparés de leurs familles, les marins vivent à bord, dans la promiscuité et le dénuement en attendant un repreneur pour ce foutu cargo.
    Leur capitaine est Abdul Aziz. C'est un Libanais. Son second, Diamantis, est grec. Marin par tradition et par goût. Autant Diamantis est perméable aux autres, autant Aziz est renfermé, arc-bouté sur ses principes. Ils ont de l'estime l'un pour l'autre. Mais d'amitié, il n'y en a pas. Leur seul lien, c'est la mer.

    Un jour, l'équipage est débauché. Seuls Abdul et Diamantis restent à bord. Commence alors une vie d'errance, sur le bateau, les quais, aux alentours du port. Ils y côtoieront, l'espace de quelques nuits, d'autres êtres aussi perdus qu'eux avec lesquels ils danseront le ballet dérisoire des éphémères avant d'affronter leur destin.

  • La délicatesse

    Cyril Bonin

    Nathalie et François sont heureux, ils s'aiment et semblent avoir la vie devant eux... Mais, un jour, la belle mécanique s'enraye. François décède brutalement. Le coeur de Nathalie, veuve éplorée, devient une forteresse où même les plus grands séducteurs vont se heurter. Sauf un : Markus, un collègue terne et maladroit, sans séduction apparente. Sur un malentendu, il obtient de la belle un baiser volé. Pour cet outsider de l'amour, c'est un signe du destin : il se lance à sa conquête... tout en délicatesse.

  • Publié pour la première fois en 1947, L'Automne à Pékin est l'un des romans les plus loufoques de Boris Vian.
    Gaëtan et Paul Brizzi lui redonnent vie dans une bande dessinée qui bouillonne d'idées et de fantaisie. À l'occasion du centenaire de la naissance de Boris Vian, le livre ressort dans une édition limitée, sous étui, accompagné d'une image inédite numérotée.

  • Née en 1803 près de Lorient, Hélène Jégado, surnommée par sa mère «Fleur de tonnerre», reste à ce jour la plus grande tueuse en série de l'Histoire. Accusée du meurtre de 37 personnes, elle sera guillotinée en 1852 à Rennes.
    En 2013, Jean Teulé s'approprie cette histoire vraie dans un roman savoureux et drôle où il brosse le tableau d'une Bretagne pétrie de superstitions. Jean-Luc Cornette et Jürg suivent la trace de Jean Teulé dans un récit à l'humour noir assumé et nous montrent cette Bretagne superstitieuse dans un style graphique qui rappelle les gravures bretonnes du XIXe siècle.

    Fleur de tonnerre baigne depuis toute petite dans les croyances et légendes bretonnes contées par ses parents. Les «fleurs à vipère» à ne pas cueillir sous peine de voir sa langue se fendre en deux, les créatures féériques et effrayantes, imprègnent durablement l'imagination de la petite fille. De toutes ces légendes, la plus effrayante demeure celle de l'Ankou. Cette faucheuse squelettique vêtue d'une cape et d'un large chapeau parcoure les terres bretonnes avec sa charrette grinçante dans laquelle tombent, morts, les infortunés passants.
    À huit ans, elle entame sa carrière d'Ankou en empoisonnant sa mère avec de la belladone. Son père, démuni et ignorant la responsabilité de sa fille, se voit obligé de se séparer d'elle et de ses terres, envoyant Hélène chez sa tante où elle deviendra domestique. Devenue cuisinière, elle servira invariablement à ses employeurs des petits plats fortement appréciés qui, plus tôt que tard, finissent agrémentés d'une pincée d'arsenic.

  • Kino, est un pêcheur de perle. Il vit avec sa femme Juana et leur bébé Coyotito, au bord de l'eau en Basse-Californie. Leur vie est rythmée par les gestes simples de la vie, dans un ordre immuable des choses : dormir, manger, s'occuper de leur enfant, prendre la barque, pêcher des huitres, chercher des perles.
    Jusqu'au jour où Kino pêche une perle énorme « parfaite comme la lune ». Les forces du mal se déchaînent alors contre lui.
    La cupidité et l'envie l'obligent à se défendre et à tuer. La perle fabuleuse n'aura été pour eux qu'une brêve rêverie et un atroce cauchemar. Car on ne dérange pas si facilement l'ordre des choses.

  • La vie devant soi

    Manuele Fior

    Signé Émile Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive: Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son «trou juif», elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré "des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.

  • Ce récit coïncide sur bien des points avec ce que l'on sait de Romain Gary : « Ce livre est d'inspiration autobiographique, mais ce n'est pas une autobiographie. » Romain Gary raconte son enfance, sa jeunesse à Vilnius puis à Nice. Élevé seul par sa mère, qui rêve qu'il devienne célèbre. Cette " promesse de l'aube " est une promesse dans les deux sens du mot : promesse que fait la vie au narrateur à travers une mère passionnée ; promesse qu'il fait tacitement à cette mère d'accomplir tout ce qu'elle attend de lui dans l'ordre de l'héroïsme et de la réalisation de soi-même. Le caractère de cette Russe chimérique, idéaliste, éprise de la France, mélange pittoresque de courage et d'étourderie, d'énergie indomptable et de légèreté, de sens des affaires et de crédulité, prend un relief extraordinaire. Mais les enfants élevés par ces mères trop ferventes restent toujours, dit l'auteur, " frileux " de coeur et d'âme, et chargés d'une dette écrasante qu'ils se sentent incapables d'acquitter. Rarement la piété filiale s'est exprimée avec plus de tendresse, de sensibilité, et cependant avec plus de clairvoyance et d'humour.

  • Émile pourrait être un enfant comme un autre... s'il n'y avait pas son père.
    Nous sommes au début des années soixante, la guerre d'Algérie fait rage, et des putschistes tentent de renverser la République. Le père tente d'enrôler son fils dans l'organisation secrète O. A. S. qui a pour but d'assassiner le général de Gaulle, ce « salaud qui brade la France aux Russes et aux cochons ». Lever en pleine nuit, coups de ceinturon et de poing, punitions, enfermement dans l'armoire (« la maison de correction ») : Émile subit la violence de ce père qui n'en finit pas de l'entraîner dans ses délires mensongers et paranoïaques. La mère, elle, s'efface dans un consentement subi : « Tu connais ton père ? ».
    Comment fait-on pour résister, à douze ans, à un tel déchaînement de brutalité paternelle ?

  • L'histoire se passe à Cuba au début des années 50.
    Santiago, un vieux pécheur rentre à nouveau bredouille.
    Cela fait déjà 84 jours qu'il n'a rien pris. La malchance le poursuit, tout le monde pense qu'il n'est plus bon à rien. Seul un jeune garçon, Manolin, continue de croire en lui, en dépit des commentaires désobligeants de ses parents. Le 85e jour, Santiago décide de pêcher loin dans le golfe pour trouver le poisson qui lui ramènera l'estime de tous.
    Il rencontre alors un marlin. La lutte entre le vieil homme et le poisson durera trois jours et trois nuits.
    Des journées épuisantes où le vieil homme et le poisson devront également lutter contre des requins. Quand il rentrera au port, épuisé, Santiago aura également retrouvé sa dignité.

  • Deux personnages se rencontrent à trois reprises.
    Un homme commence à parler avec une femme dans le hall de son hôtel et, quand celle-ci a un malaise, il l'héberge dans sa chambre. Leur conversation se poursuit, l'homme s'ouvre à elle mais mal lui en prend.
    Un portier d'hôtel aide une jeune cliente à s'enfuir afin d'échapper à son compagnon, un individu violent et dangereux. Plus âgé qu'elle, il lui révèle qu'il a passé treize ans en prison à la suite d'un meurtre.
    Malcolm, le personnage de la première rencontre, est encore enfant quand ses parents meurent dans l'incendie de leur maison. Pour le soustraire aux suites de ce drame et l'emmener dans un endroit sûr, une inspectrice de police le conduit chez un de ses amis.
    Trois histoires nocturnes qui se concluent à l'aube et qui marquent, chacune à sa façon, un nouveau départ. Trois facettes qu'Alessandro Baricco rassemble en un récit hypnotique et puissant, non dépourvu d'élégance et même de sensualité.

  • Camus avait pensé ce livre comme la première partie1 d'une trilogie qu'il avait en tête lorsqu'il fut victime d'un accident de la route le 4 janvier 1960. Albert Camus raconte son enfance de pied-noir algérien et la recherche de son père, dans un décor fictif. Il crée un parallèle entre Camus adulte et Camus, encore dans sa jeunesse. Jacques Cormery, l'alter ego de Camus dans le roman, est un homme de 40 ans qui retourne dans son Algérie natale d'avant-guerre sur les traces de son enfance. Il y retrouve sa mère, une femme encore belle, mais désormais sourde et distante.

  • Après le succès de L'Étranger, le chef-d'oeuvre autobiographique d'Albert Camus en bande dessinée...

    "En somme, je vais parler de ceux que j'aimais", écrit Albert Camus dans une note pour l'oeuvre à laquelle il travaillait au moment de sa mort. Il y avait jeté les bases de ce qui serait son récit de l'enfance : une odyssée temporelle et émotionnelle à travers ses souvenirs, un récit qui, sous couvert de fiction, revêt un caractère autobiographique exceptionnel. A la recherche de ses origines, il y évoque avec une singulière tendresse son univers familial, le rôle des femmes, celui de l'école, la découverte du monde extérieur... En filigrane, on découvre les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement.

  • Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu'il faisait très chaud dans l'autobus qui le menait d'Alger à l'asile de vieillards, et il s'est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c'est avec une conscience aiguë du soleil qui l'aveugle et le brûle que l'employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

empty