Littérature
-
Nouvelle édition en 1999
-
Dédicacé au «grand ami Flaubert, en haine du goût», L'Assommoir, parce qu'il peignait sans complaisance la condition ouvrière, la folie née de la misère et de l'alcool, provoqua une nouvelle bataille d'Hernani. «M. Émile Zola est le chef de la Commune littéraire», écrivit un journaliste. «Il pue ferme», disait un autre et un autre encore : «Ce n'est pas du réalisme, c'est de la pornographie.» Zola répondit : «J'ai montré des plaies... Je laisse au législateur le soin de trouver les remèdes.» Et Paul Bourget écrivait à Zola : «C'est votre meilleur roman... Faites-nous encore quelques pages de cette force-là et vous serez le Balzac de la fin du siècle.»
-
Le Second Empire vise à faire de Paris la capitale de la mode et du luxe. La ville se modernise. Les boutiques du Paris ancien laissent place peu à peu aux grands magasins, dans le voisinage des boulevards et de la gare Saint-Lazare. La nouvelle architecture illustre l'évolution des goûts : on entre dans le royaume de l'illusion. Octave Mouret, directeur du Bonheur des Dames, se lance dans le nouveau commerce. L'exploit du romancier est d'avoir transformé un épisode de notre histoire économique en aventure romanesque et en intrigue amoureuse. Rien d'idyllique pourtant : le magasin est construit sur un cadavre ensanglanté, et l'argent corrompt tout. Pour Zola, la réussite du grand magasin s'explique par la vanité des bourgeoises et le règne du paraître. Il nous décrit ici la fin et la naissance d'un monde : Paris, incarné ici dans un de ses mythes principaux, devient l'exemple de la cité moderne.
-
«Le sujet de Nana est celui-ci:Toute une société se ruant sur le cul. Une meute derrière une chienne, qui n'est pas en chaleur et qui se moque des chiens qui la suivent. Le poème des désirs du mâle, le grand levier qui remue le monde.»(Émile Zola).«J'ai passé hier toute la journée jusqu'à 11 heures et demie du soir à lire Nana, je n'en ai pas dormi cette nuit... Les caractères sont merveilleux de vérité... La mort de Nana est michelangelesque! Un livre énorme, mon bon!»(Gustave Flaubert).Dans ce roman, et dans ce personnage de courtisane, Zola a peint à la fois la corruption d'une femme, de la société où elle recrute ses amants, et d'un régime politique, le Second Empire, qui se rue avec insouciance vers la guerre et la débâcle. Sexualité, histoire et mythe vivent et meurent ensemble, dans un même souffle brutal.
-
«L'essentiel de La Bête humaine, c'est l'instinct de mort dans le personnage principal, la fêlure cérébrale de Jacques Lantier, mécanicien de locomotive. Jeune homme, il pressent si bien la manière dont l'instinct de mort se déguise sous tous les appétits, l'Idée de mort sous toutes les idées fixes, la grande hérédité sous la petite, qu'il se tient à l'écart : d'abord des femmes, mais aussi du vin, de l'argent, des ambitions qu'il pourrait avoir légitimement. Il a renoncé aux instincts ; son seul objet, c'est la machine. Ce qu'il sait, c'est que la fêlure introduit la mort dans tous les instincts, poursuit son travail en eux, par eux ; et que, à l'origine ou au bout de tout instinct, il s'agit de tuer, et peut-être aussi d'être tué.» Gilles Deleuze.
-
Roman des origines, La Fortune des Rougon expose la souche viciée d'où commencent à germer les membres corrompus d'une famille maudite : Adélaïde Fouque, folle matriarche haïe par ses fils, Pierre Rougon et Antoine Macquart. Rongés par la rivalité, ces demi-frères ne se retrouveront que dans une même ambition dépravée. Dans ce roman se nouent les heurs et malheurs qui feront la substance du cycle des Rougon-Macquart, cette traversée tragique des classes sociales de la France du XIX? siècle. Mobilisant la Fortune - la notion antique de destin -, Zola puise la sève de cette saga dans les tares immémoriales qui affectent toute famille. Premier tome de la série, La Fortune des Rougon (1871) bourgeonnera jusqu'au Docteur Pascal (1893), vingtième et dernier volume, à travers les méandres d'une généalogie décadente. Avec les tableaux généalogiques des Rougon-Macquart.
-
Nouvelle édition en 2002
-
Nouvelle édition en 2020
-
Paris, années 1870. Le baron Haussmann s'apprête à bouleverser la géographie de la capitale en perçant les rues pour y dessiner de larges avenues. Dans cette atmosphère bouillonnante, les spéculations immobilières vont bon train ; c'est ainsi qu'accède à la fortune Aristide Rougon, dit Saccard. Petit fonctionnaire de voirie, petit escroc, manipulateur et hypocrite, il s'enrichira en participant au dépeçage de Paris, véritable curée où les bourgeois parisiens, cupides et affamés, se déchirent la capitale comme des chiens une carcasse. Deuxième tome de la série des Rougon-Macquart, La Curée fait le portrait d'une ville avide de jouissance, déchirée par les querelles de pouvoir et d'argent. Symbole de l'immoralité d'une époque entière, Paris est le témoin de tous les vices. Du bois de Boulogne aux Grands Boulevards, les personnages s'adonnent à l'adultère, à l'inceste et au crime. Zola les traque dans chaque salon, chaque hôtel, chaque alcôve, avec la minutie d'un chroniqueur et la verve d'un satiriste. L'or et la chair : telles sont les obsessions d'une capitale pourrie jusqu'à la moëlle, Ville Lumière dont les boyaux cachent la pire noirceur.
-
A la fin d'une chasse, pendant la curée, les chiens dévorent les entrailles de la bête tuée. Pour le jeune Zola, qui déteste son époque, c'est le coeur de Paris, entaillé par les larges avenues de Napoléon III, que des spéculateurs véreux s'arrachent. Ce deuxième volume des Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire, est l'un des plus violents. Zola ne pardonne pas ces fortunes rapides qui inondent les allées du Bois d'attelages élégants, de toilettes de Worms et de bijoux éclatants. Aristide Saccard a réussi. Mais tout s'est dénaturé autour de lui : son épouse, Renée, la femme qui se conduit en homme, si belle et désoeuvrée ; son fils, Maxime, l'amant efféminé de sa belle-mère. On accusa Zola d'obscénité. Il répliqua : « Une société n'est forte que lorsqu'elle met la vérité sous la grande lumière du soleil. »
-
En 1874, Émile Zola, qui est déjà l'auteur d'imposantes fresques romanesques, fait paraître un recueil de textes brefs sous le titre de Nouveaux Contes à Ninon. Sans restriction de genre, il y réunit avec une grande liberté fable, portrait, récit de souvenirs... Nous trouverons ici cinq de ces compositions à l'éclectisme délicieux, et où se rencontrent tour à tour un chat vagabond, un forgeron affairé ou encore une jeune héroïne au grand coeur. «J'avais alors deux ans, et j'étais bien le chat le plus gras et le plus naïf qu'on pût voir. À cet âge tendre, je montrais encore toute la présomption d'un animal qui dédaigne les douceurs du foyer... je n'avais qu'un désir, qu'un rêve, me glisser par la fenêtre entrouverte et me sauver sur les toits.»
-
La Mort d'Olivier Bécaille et autres nouvelles naturalistes
Emile Zola
- J'ai Lu
- Librio
- 5 Février 2025
- 9782290416259
Olivier Bécaille est-il mort ? C'est en tout cas le diagnostic que le médecin, convoqué par sa femme, prononce au-dessus de sa dépouille inanimée. Mais le malheureux n'a que l'apparence d'un cadavre : prisonnier de son corps inerte par une crise de catalepsie, il continue de percevoir le monde qui l'entoure. Et si, trompé par sa torpeur, on l'enterrait vivant ? La Mort d'Olivier Bécaille est suivi de Nantas, L'Inondation et Les Coquillages de M. Chabre. Satiriques et scabreuses, ces quatre nouvelles reviennent avec audace sur les motifs chers aux tenants du réalisme : l'ambition sociale, l'hypocrisie, la petitesse et la cupidité des classes bourgeoises. Dossier pédagogique 4e - La fiction pour interroger le réel.
-
Les Rougon-Macquart, VIII : Une page d'amour
Emile Zola
- Folio
- Folio Classique
- 4 Avril 2024
- 9782073060747
Jeune veuve, Hélène Grandjean mène une vie rangée, monotone, avec sa fille Jeanne. Depuis son appartement perché sous les toits de Paris, elle regarde passer le monde. Maladivement possessive envers sa mère, Jeanne est sujette à des crises régulières. Le jour où le docteur Deberbe, son voisin, vient au secours de l'enfant, Hélène en tombe soudain follement amoureuse. Dans la vie de cette femme tranquille, la passion va tout bouleverser. Huitième tome des Rougon Macquart, Une page d'amour (1878), en apparence moins violent que les autres romans, forme comme un interlude dans la série. Mais la violence est ici psychologique. Le monde y est rapporté aux dimensions d'une petite chambre de Passy, dans l'intimité d'une relation mère-fille exclusive. Sous le regard de la ville, témoin muet des joies et des peines de ses habitants, se joue le drame bourgeois des amours impossibles.
-
Ancien soldat, Jean Macquart se fait embaucher comme ouvrier agricole dans un village de la Beauce. Là, il s'éprend de la nièce du père Fouan, Françoise, qu'il souhaite épouser. Mais autour de lui rôde la convoitise, et la vie de paysan est rude. Les enfants du vieil homme se déchirent autour de l'héritage de leur père. Chez ces travailleurs, une seule obsession : la terre. Cette terre féconde et pourtant cruelle, mère nourricière indifférente aux malheurs de ses enfants. Pour la posséder, ils sont prêts à tout. Avilis par le meurtre et l'inceste, ils sombrent peu à peu dans la pire des noirceurs. Quinzième roman du cycle des Rougon-Macquart, La Terre (1887) en est le plus violent. A sa parution, il déchaîne les critiques : on s'insurge contre cette «obscénité gratuite», cette «suite de visions monstrueuses». On reproche à Zola de se complaire dans «l'ordure», en noircissant le portrait des tares paysannes. Zola, lui, ne renie rien de ce féroce tableau du monde paysan, et de l'âme humaine.
-
Les Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire Tome 1
Emile Zola
- GALLIMARD
- Bibliotheque De La Pleiade
- 1 Juin 1960
- 9782070105892
«Les Rougon-Macquart, roman, se dresse contre la société bourgeoise dont son auteur attaquait déjà les bases esthétiques
dans ses campagnes contre le salon officiel, protégé par l'Impératrice, contre le régime que, journaliste, il fouette de plus en plus ouvertement dans la Tribune. Le 31 juillet 1869, il célèbre à sa manière le centenaire de Napoléon I?? en remarquant que ce sont les morts qu'il faudrait convoquer à cette belle fête, la fête d'un peuple d'égorgés. Dès le premier roman, La Fortune des Rougon, où l'on voit les ridicules sordides des partisans de Napoléon III, en Provence, lors du coup d'État, dès le second, La Curée, où les arrivistes se transforment en parvenus, Zola attaque un régime de boue, de lâcheté, de terreur qui ne s'avoue pas. Les cortèges de Plassans, menés par la petite Miette enveloppée dans les plis du drapeau rouge, jetant la terreur sur leur passage parmi les notables, ne sont que le prologue aux apocalyptiques cortèges de Germinal, encore dans les limbes. Le jeune écrivain a taillé, en bûcheron, son contrefeu. Il sait où il va. L'avenir l'appelle, le romantisme le pousse. Il veut être prométhéen. L'hérédité, l'homme physiologique, le roman expérimental, l'ombre de Balzac, la découverte de la condition ouvrière, l'amour de la République, la haine de l'Empire, le naturalisme transcendant le réalisme, il domine ces masses mouvantes, en puissant forgeron à lorgnon. Il brasse un monde.» Armand Lanoux. -
Chaque jour, Julien joue de la flûte pour la belle Thérèse de Marsanne qu'il aperçoit de sa fenêtre. Or la jeune fille ne le regarde pas et l'ignore malgré ses sérénades quotidiennes... jusqu'au soir où elle l'invite à la rejoindre dans sa chambre. Julien se précipite, mais est-il vraiment prêt à tout pour une nuit d'amour ? Deux courtes nouvelles dramatiques qui révèlent une nouvelle facette de l'auteur des Rougon-Macquart.
-
La Débâcle : Sedan, l'effondrement de la France impériale, frivole et corrompue, devant «l'esprit scientifique» de l'Allemagne et l'implacable mécanique de ses armées. La défaite, le siège de Paris, le brasier de la Commune, «l'exécrable semaine» de la répression versaillaise. Reportage militaire d'une scrupuleuse exactitude, fresque de deuil, de souffrance et de sang, le roman est aussi l'analyse de la déchirure qui est au coeur de la conscience collective des Français et que juin 40 fera revivre. «La Débâcle est un de ces documents privilégiés en dehors desquels l'histoire morale de la France contemporaine ne saurait et ne pourrait être écrite.» Raoul Girardet
-
Nouvelle édition en 2006
-
Dans aucun autre roman Zola n'a mis autant de lui-même que dans L'Oeuvre. Zola, le critique d'art, ami de Cézanne, fervent défenseur, contre l'art officiel, de Manet, de Monet et de toute l'avant-garde qu'incarne Claude Lantier dans le roman. Zola, l'écrivain naturaliste, rêvant de donner son existence entière « à une oeuvre où l'on tâcherait de mettre les choses, les bêtes, les hommes, l'arche immense ». Zola, l'homme enfin, et les souffrances quotidiennes de la création vues à travers l'insatisfaction permanente et l'angoisse de déchoir d'un peintre génial et d'un romancier travailleur. Roman de la passion de l'art au détriment de la vie et de l'amour, L'Oeuvre met en scène à la fois l'enthousiasme d'une révolution artistique et le drame éternel de l'artiste aux prises avec la création.
-
Madeleine Férat
Emile Zola
- Le Livre de Poche
- Le Livre De Poche Classiques
- 22 Novembre 2023
- 9782253104537
Madeleine, jeune et belle orpheline, fuit au quartier Latin pour échapper aux avances de son vieux tuteur. Seule dans la rue, elle suit un étudiant en chirurgie, Jacques, et devient sa maîtresse dès le premier soir. Mais au bout d'un an, Jacques part en Cochinchine prendre un poste de chirurgien militaire. Restée seule à Paris, elle noue peu de temps après une liaison avec Guillaume de Viargues, un homme réservé mais tendre qu'elle finit par épouser. Leur enfant, Lucie, se révèle être le portrait du premier amant. Le souvenir refoulé hante de plus en plus Madeleine, tandis que le retour inattendu de Jacques précipite le drame.Zola dépeint une héroïne tragique, marquée par sa première histoire d'amour, et signe un roman novateur qui, après Thérèse Raquin, l'engage un peu plus dans la voie du naturalisme. Initialement destiné à la scène, Madeleine Férat préfigure Les Rougon-Macquart.Préface, notes et dossier de Gisèle Séginger.Postface de Tatiana de Rosnay.
-
L'histoire d'un immeuble dans le Paris embelli, policé, moralisé, rentabilisé par la révolution haussmannienne. Le propriétaire, les locataires, le terrible concierge, des employés «résignés comme des chevaux de manège», un architecte qui trompe sa femme, deux ou trois femmes hystériques, des gamines vicieuses, des «troupeaux de demoiselles à marier», des thés musicaux : pas de drame mais la ménagerie sociale d'une époque au grand complet, «la pourriture d'une maison bourgeoise, des caves au grenier». Et, derrière le décor «Beaux-Arts» de la façade, le trou infect de la cour où la «rancune de la domesticité» vomit «les ordures cachées des familles». «Toutes les baraques se ressemblent, conclut l'une des bonnes. C'est cochon et compagnie.»
-
Nantas ; madame Sourdis
Emile Zola
- Le Livre De Poche
- Le Livre De Poche Libretti
- 9 Juin 2004
- 9782253193128
Nantas, un jeune Marseillais ambitieux qui vient de monter à Paris, ne parvient pas à trouver de situation lorsqu'un soir une mystérieuse visiteuse lui propose d'épouser Flavie, la fille du baron Danvilliers : il reconnaîtra l'enfant dont elle est enceinte et percevra deux cent mille francs. Simplement, la jeune fille lui demande de n'être jamais son mari que de nom et, après sa brillante ascension sociale, c'est Flavie que Nantas voudra conquérir. Relation qui s'inverse dans la seconde nouvelle, où le triomphe de la virilité se retourne en défaite. Car si Adèle désire épouser Ferdinand Sourdis dans l'espoir de mener le jeune peintre à la gloire, la paresse aussi bien que la débauche du mari conduisent peu à peu sa jeune femme à achever ses tableaux - et finalement à usurper son rôle. Publiées pour la première fois en 1878 et en 1880 dans Le Messager de l'Europe, une grande revue de Saint-Pétersbourg, ces nouvelles appartiennent pleinement à leur temps. Mais si l'ambitieuse puissance de Nantas évoque Son Excellence Eugène Rougon, ou Aristide Saccard, l'aventurier prédateur de La Curée, c'est bien plutôt à la misogynie des écrivains proches de Zola que fait songer Madame Sourdis, femme-vampire qui aura finalement dévoré son mari et inquiétante annonciatrice de bien des névroses fin-de-siècle qui feront aussi frémir de cette épouvante-là.
Edition de Jacques Noiray. -
Lorsque s'ouvre Son Excellence Eugène Rougon, le sixième tome de la série des Rougon-Macquart, Eugène Rougon a déjà une longue carrière politique derrière lui. Dans La Fortune des Rougon, il a aidé ses parents à s'emparer du pouvoir à Plassans ; dans La Curée, il a contribué à la fortune de son frère ; dans La Conquête de Plassans, il a travaillé avec l'abbé Faujas pour faire repasser sa ville natale du côté des bonapartistes. Député, sénateur puis président du Conseil, il sent pourtant venir sa chute. Au début du roman, il préfère démissionner de son poste afin d'éviter la disgrâce. Mais sa «bande» d'amis, opportunistes et manipulateurs emmenés par l'énigmatique Clorinde, se donne pour mission de le remettre au pouvoir. Tableau cynique du monde politique sous le Second Empire, récit des manoeuvres d'un homme prêt à tout pour conserver sa puissance, Son Excellence Eugène Rougon fait le portrait d'un homme dévoré par l'appétit du pouvoir, pur produit d'une société pourrie jusqu'à la moelle.
-
Dix-huitième volume des Rougon-Macquart, L'Argent est le premier grand western financier des temps modernes : bilans falsifiés, connivences politiques, fièvre spéculative, manipulations médiatiques, rumeurs, scandales, coups de Bourse et coups de Jarnac, lutte à mort entre les loups-cerviers de la finance qui déjà rôdaient chez Balzac.
S'inspirant de quelques faits divers retentissants, Zola décrit le culte nouveau du Veau d'or, la vie secrète de son temple, l'activité fiévreuse de ses desservants ; il dénombre ses élus et ses victimes.
A l'heure des conflits économiques planétaires, il faut revivre cette croisade et cette épopée du Capital.
A l'heure où les audaces de la technologie bancaire nous font frémir, il faut relire cet hymne à la vie.