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Syllepse
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Cultiver les communs : une sortie du capitalisme par la terre
Tanguy Martin
- Syllepse
- Utopie Critique
- 1 Juin 2023
- 9791039901352
Ce livre commence par expliquer comment l'appropriation de la terre a joué un rôle central dans l'émergence du capitalisme et la façon dont elle joue un rôle tout aussi important dans sa perpétuation.
Le foncier agricole est intégré à la logique capitaliste par son accaparement, sa marchandisation, sa financiarisation et la simplification de ses usages. Cela permet l'extraction de profit tout à la fois par la rente foncière, par la plus-value volée au travail paysan et par la destruction des écosystèmes.
Cette extension de la sphère capitaliste aux terres détruit les sociétés et les écosystèmes. De plus, elle restreint drastiquement l'exercice possible des droits humains et de la nature.
Le livre détaille ensuite les mouvements sociaux qui s'inspirent des théories des communs pour mettre en oeuvre une sortie du capitalisme par la terre aujourd'hui en France.
C'est le cas de l'acquisition et de la gestion collectives de terres pour y déployer des alternatives à l'agriculture industrielle. Mais c'est aussi l'objet de luttes d'occupation de terres et de désobéissance civile.
De manière plus méconnue, la tradition juridique de la régulation foncière agricole française a créé des mécanismes non marchands de distribution de la terre.
Initialement mis en oeuvre pour faire rentrer l'agriculture française dans le capitalisme, ils pourraient aussi être une piste pour le dépasser et éroder fortement la propriété privée. -
Obsolètes, les réformes agraires ? Points de vue du sud
Collectif, Laurent Delcourt
- Syllepse
- Alternatives Sud
- 12 Juin 2025
- 9791039902854
Autrefois au coeur des stratégies de développement des pays du Sud, les réformes agraires redistributives ont progressivement disparu des agendas internationaux et des priorités politiques nationales depuis les années 1980.
Dans un contexte marqué par la crise de la dette, l'ajustement néolibéral et le dogme productiviste, elles ont été supplantées par des approches technicistes et dépolitisées de la question agraire, axées sur la formalisation et la délivrance de titres fonciers, en phase avec les impératifs du marché.
Présentés comme des solutions miracles pour stimuler les économies locales et améliorer les conditions d'existence de ceux et celles qui vivent de la terre, ces dispositifs expurgés de toute visée émancipatrice, n'ont pas tenu leurs promesses.
Pauvreté, inégalités et exode rural se sont perpétués dans les campagnes d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Face à ce constat d'échec et alors que s'intensifient les pressions émographiques, commerciales, climatiques ur la terre et la biodiversité, l'urgence d'une nouvelle génération de réformes s'impose. S'appuyant sur les leçons du passé, elles devront s'inscrire dans un projet plus vaste de transformation sociale, politique et écologique. Et être portées, au-delà du monde rural, par l'ensemble des forces progressistes, condition sine qua non pour modifier un rapport de forces aujourd'hui défavorable et inverser les dynamiques de re-concentration foncière à l'oeuvre. -
Coupe du monde, un miroir du siècle (1904-1998)
François Thébaud
- Syllepse
- Arguments Et Mouvements
- 10 Novembre 2022
- 9791039900713
Ce livre est à la croisée de trois histoires : celle de la Coupe du monde de football à travers tout le 20e siècle, mais aussi celles d'un journal, Le Miroir du football, et de son rédacteur en chef, François Thébaud.
Le Miroir du football est né en 1960, et son équipe issue de Miroir Sprint, magazine des éditions J, liées au Parti communiste français. Ce lien avec le PCF, François Thébaud l'a toujours à la fois revendiqué et combattu. Revendiqué car se situant incontestablement dans cette mouvance politique, largement dominante dans la gauche française de l'époque ; combattu, car férocement attaché à l'indépendance rédactionnelle du journaliste. Cette même indépendance l'amènera à rompre en 1976 avec les éditions Vaillant, qui avaient succédé aux éditions J, lorsque ses responsables voulurent imposer leur ligne à l'équipe rédactionnelle du Miroir. La majorité des journalistes le suivirent, le magazine mourut en 1979.
François Thébaud et l'équipe du Miroir furent au coeur de l'occupation de la Fédération française de football (FFF) en Mai 68, avec la célèbre banderole «Le football aux footballeurs» ou, quelques années plus tard, de la création du Mouvement football progrès (MFP).
C'est dans ce contexte qu'avant la Coupe du monde de 1994, François Thébaud écrivit un essai sur les différentes Coupes du monde depuis 1904. Son texte a le grand avantage de reposer sur ses propres reportages au cours de huit éditions, de 1950 à 1978. «Les rapports du sport-spectacle avec ses environnements économique, politique et juridique sont très peu connus. Ces rapports constituent le sujet de ce livre.» Sans doute en application de l'hypocrite principe selon lequel «le sport est apolitique», François Thébaud ne put publier son livre avant sa mort. Le voici enfin édité.
De « Montevideo l'Européenne » à « La Copa del Duce », en passant par « Un sursis pour Videla » ou « L'arrivée de l'Afrique et l'Asie », les 16 chapitres qui vont de l'édition de 1930 à celle de 1994 allient football et contexte populaire et politique. Dans le dernier chapitre, «Un avenir programmé», l'auteur revient sur la nationalisme, la lente décolonisation du football, la puissance de la télévision, la fortune de la FIFA, le pouvoir de l'argent...
En guise de conclusion, une interrogation: «Est-ce un art ou est-ce une industrie? Est-ce un art et une industrie?» -
Toi Tarzan, moi Jane
Irène Jonas
- Syllepse
- Nouvelles Questions Feministes
- 17 Novembre 2011
- 9782849503140
Tout le monde le sait, les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus.
Plus personne n'ignore que le cerveau des femmes, à jamais marqué par le cadre restreint de la grotte et de leur progéniture, les rend incapables de lire des cartes routières tandis que celui des hommes, programmé pour les chasses silencieuses sur de grands espaces les limite dans les échanges verbaux avec leur compagne.
Ces théories, plus proches du charlatanisme et d'une interprétation abusive d'études neuro-anatomiques sont à la pointe de la mode.
Pléthore d'ouvrages « psy » grand public s'inspirent ainsi de la psychologie évolutionniste pour oeuvrer à la restauration d'un dialogue entre les sexes et prôner qu'une bonne communication dans le couple n'est possible que si hommes et femmes acceptent l'évidence de différences immuables et naturelles entre les sexes.
Au-delà du projet de clore une soi-disant guerre des sexes, quelle est la face « cachée » des discours de ces nouveaux bonimenteurs ?
A quel dessein nouveau correspond cette vulgate psychologique qui tente une fois de plus de légitimer par la science des différences socialement construites entre les hommes et les femmes ?
Ces doctrines évolutionnistes qui mythifient la préhistoire et instrumentalisent tests cognitifs et techniques de l'imagerie cérébrale, poursuivent un sempiternel objectif : trouver une trace matérielle des différences naturelles entre hommes et femmes et par là, faire l'impasse sur la persistance et la prégnance des inégalités sociales.
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Transition "verte" et métaux "critiques" : points de vue du Sud
Laurent Delcourt
- Syllepse
- Alternatives Sud
- 15 Juin 2023
- 9791039901307
Promesse d'un monde libéré de sa dépendance aux combustibles fossiles, la transition énergétique n'est ni écologiquement neutre ni socialement juste.
Substituant une addiction à une autre, elle réclame pour se déployer des quantités infinies de métaux dits « rares », « critiques » ou « stratégiques ».
En relançant la course entre grandes puissances pour sécuriser leur approvisionnement, elle participe d'une « extension du domaine de la mine », repousse les frontières de l'extractivisme et sape les écosystèmes locaux et les droits des populations exposées.
Présentée aux pays du Sud riches en minerais comme levier de développement, elle les enferme dans le rôle historique de fournisseur de matières premières, pérennisant ainsi les rapports d'exploitation néocoloniaux et les inégalités systémiques. Du moins pour les plus pauvres d'entre eux, peu outillés pour profiter du boom technologique ou transformer sur place leurs ressources, alors qu'ils assument déjà l'essentiel des coûts sociaux et écologiques du verdissement des économies riches et émergentes.
Si des solutions (mécanismes de compensation, climate- smart mining facilities...) sont avancées pour adoucir l'impact de cette conversion aux énergies dites « renouvelables », aucune ne questionne les fondements et les limites de ce nouveau « capitalisme vert ».
Une juste transition doit s'attaquer aux asymétries dans la distribution des coûts et bénéfices. Et passer nécessairement par une révision en profondeur du productivisme et du consumérisme élitaire à l'origine des déséquilibres planétaires. -
Entre terre et mer ; quel avenir pour la pêche ?
Collectif
- Syllepse
- Alternatives Sud
- 23 Mars 2017
- 9782849505465
Source de revenu et d'alimentation pour des cen- taines de millions de personnes, principalement dans le Sud, la pêche constitue un enjeu clé.
Comme industrie lucrative, elle se trouve égale- ment à la croisée de questions socio-économiques, géostratégiques et écologiques de premier plan.
Avec les progrès techniques et la hausse constante de la demande, le « boom de l'halieutique » s'est traduit par davantage de pression sur les res- sources et une explosion des inégalités spatiales, so- ciales et économiques.
À mesure que le secteur s'est mondialisé, les cli- vages se sont renforcés :
- mise en concurrence des pêcheries artisanales et des flottilles industrielles ;
- concentration des filières et captation de la va- leur par les puissances maritimes et les transnatio- nales du secteur ;
- transfert de protéines du Sud (premiers produc- teurs) vers les pays industrialisés (premiers consom- mateurs) ;
- surexploitation de réserves, etc.
Encouragés par des ONG environnementa- listes centrées sur l'épuisement des stocks, États, institutions internationales et acteurs privés ont pro- posé des mesures pour contrer la surpêche :
- droits de pêche gérés par le marché ;
- aquaculture ;
- aires marines protégées ;
- certification ;
- valorisation du capital naturel, etc.
Mais, libérale et conservationniste, la stratégie tend à renforcer la privatisation des mers, lacs et cours d'eau, aux dépens des communautés de pêche artisanale.
Celles-ci, victimes du réchauffement climatique et des mégaprojets côtiers - touristiques, industriels, aquacoles... -, s'organisent pour défendre leurs droits face au « blue lobby ».
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Un système alimentaire à transformer
Laurent Delcourt
- Syllepse
- Alternatives Sud
- 6 Janvier 2022
- 9782849509937
Plus d'une décennie après la dernière crise alimentaire, la pandémie de Covid-19 a de nouveau mis en lumière les dysfonctionnements et l'extrême vulnérabilité du système agro-industriel mondialisé.
En dépit des engagements de la communauté internationale à éradiquer la faim dans le monde, le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire augmente, les disparités se creusent et la crise écologique s'aggrave, à mesure que le modèle d'agriculture commerciale et productiviste se généralise.
Face à ce constat d'échec, un consensus se fait jour sur la nécessité et l'urgence d'une révision en profondeur des systèmes alimentaires. Mais l'orientation d'une telle transformation fait débat.
Reprenant à leur compte la rhétorique du changement, les grandes firmes agro-industrielles entendent garder le contrôle. Fortes du soutien des puissances agro-exportatrices, elles comptent imposer leur modèle de « révolution verte », c'est-àdire leur approche techno-productiviste rebaptisée « durable », comme seule réponse possible au triple défi de la faim, du changement climatique et de la croissance démographique.
Les mouvements paysans et leurs alliés dénoncent cette mainmise. Contre les nouvelles logiques d'accumulation à l'oeuvre, ils en appellent une démocratisation de la gouvernance internationale et à un changement radical de paradigme :
La transition vers un modèle de souveraineté alimentaire qui s'appuie sur des modes de production agroécologiques et fasse du droit à l'alimentation une réalité.
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Dans les sociétés où les puissances techniques et commerciales n'exerçaient pas une domination sans partage, la formation de la sensibilité gustative profitait d'une séparation fortuite des pouvoirs, susceptible de ménager un espace à la liberté sensorielle.
En dépit de ce qui le rattache à la nature, le monde de la vigne et du vin se voit aujourd'hui soumis à des transformations que nos contemporains ne perçoivent que difficilement, alors même qu'elles ont grandement modifié, avec le goût des vins qu'ils continuent de boire, leur faculté personnelle à les apprécier. L'étendue des saveurs et la multiplicité nuancée des parfums qui sont le lot de vins issus de terroirs favorables et de procédés scrupuleux, auraient pu constituer un antidote à la prolifération des arômes, tant violents que simplistes, promus par l'industrie agroalimentaire.
De fait, c'est l'inverse qui s'est produit. Portée par un large éventail d'expédients technologiques aptes à faire oublier la pauvreté gustative de l'objet, l'esthétique industrielle occupe maintenant une position dominante dans le goût des vins. Sous la forme d'une réflexion sur les évolutions de la sensibilité à l'oeuvre dans le monde actuel, ce livre analyse les mutations discrètes et insidieuses de cet objet réputé traditionnel et auréolé d'une valeur esthétique qu'est le vin.
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Le travail hors la classe des professeurs des écoles
Freder Grimaud
- Syllepse
- Comprendre Et Agir
- 14 Novembre 2017
- 9782849506226
Le métier d'enseignant ne se limite pas à « faire classe » : il y a un avant, un après, il y a un envahissement qui fait que ce métier se prépare, se réfléchit, se construit, s'interroge, souvent seul, plus rarement à plusieurs. Aussi les contours des horaires de travail sont difficiles à définir et ce travail « invisible » mais qui prend toujours sa source dans la réflexion pour améliorer les apprentissages n'est pas reconnu. Chahutés par l'image qu'ils se font du bon enseignant, les enseignants ne ménagent pas leur peine au prix de leur sommeil, de leur temps libre, de leur vie personnelle. Les enseignants eux-mêmes peinent à décrire la réalité de ce travail. Ils n'ont d'ailleurs pas le temps ni les outils pour analyser ce qu'ils font. Mais le constat d'épuisement professionnel voire les problèmes de santé graves que peut connaître une partie des enseignants sont des symptômes d'une crise du travail enseignant.
Les causes sont bien sûr à trouver dans l'organisation du système éducatif, dans l'absence d'accompagnement, dans des réalités de conduites de classe difficile mais aussi dans toutes les activités périphériques menées par les enseignants. Cet ouvrage permet de réfléchir ensemble à ces activités. Il est trop facile de penser que les difficultés des enseignants relèvent de problèmes personnels, de posture inadaptée, quand on sait comment les enseignants s'investissent, combien créatifs, inventifs et engagés, ils tiennent le système à bout de bras.
En réalité, ce qui se joue dans le travail des enseignants hors de la classe, c'est le sens même de leur métier : comment arbitrer entre temps personnel et temps professionnel ? Entre règlement et réel ? Entre le désirable et le possible ? Entre la maîtrise et la liberté ?
En restituant la parole même d'enseignant·es du premier degré, Frédéric Grimaud parvient à mettre en lumière le travail invisible, la charge mentale, les fatigues ignorées et les controverses professionnelles qui habitent chaque enseignant·es. Il montre du même coup combien cette approche est pertinente pour la réflexion syndicale, porteuse de luttes s'enracinant dans le travail réel des enseignantes.
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Quid des ODD, les objectifs de développement durable?
Bernard Duterme
- Syllepse
- Alternatives Sud
- 5 Mars 2026
- 9791039903479
Qui a encore à l'esprit les « Objectifs de développement durable » (ODD) ?
Adopté par les Nations unies en 2015, cet « appel mondial à éradiquer la pauvreté, protéger la nature et faire en sorte que tous les êtres humains vivent dans la paix et la prospérité dès 2030 » n'aura jamais été la boussole qu'il rêvait d'être. Trop d'intérêts particuliers persistent à primer sur l'intérêt général, les stratégies d'accumulation privative évinçant la défense du bien commun.
Cela étant, deux niveaux d'appréciation critique des ODD continuent à prévaloir, voire à s'opposer. Un premier, conjoncturel, en surface, prend la forme de bilans réguliers qui, en dépit de certaines avancées,
étalonnent les retards et les reculs. Et les expliquent : financements insuffisants, volonté politique manquante, méthodes inadaptées...
On est dans le regret, dans la dénonciation d'un déficit d'ambition pour un agenda dont, tout de même, les visées universelles, inclusives et transformatrices devraient mobiliser tous azimuts.
Le second niveau de critique est plus fondamental. Du fait des mécanismes et des partenaires convoqués, des cibles et des indicateurs prescrits, les ODD apparaissent encore et toujours comme une ixième
voie d'intégration subordonnée au capitalisme mondialisé, à destination surtout des économies du Sud les « moins avancées ».
Agenda dépolitisé, inoffensif à l'égard des rapports de dépendance et des causes structurelles des inégalités, fonctionnel pour les acteurs dominants du modèle actuel... Le tout, en vue d'un « développement durable » devenu plus que jamais inconcevable.
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